Prose 1

Perdre le nord
Oublier le moment, la cause, le pourquoi
Attendre l’instant idéal
Statique mélodie qui me frôle les tympans
Marcher, marcher le soir, une rue déserte guidé par les lampadaires
Lueur qui vacille au ciel qui crache l’infini
Est-ce un jeu ?
Je doute, je sécurise, j’anticipe au possible des idées qui ne fleuriront jamais
Ensuite, le sommeil
Le sommeil qui ne vient pas
Je cours après, mais irrattrapable
Alors j’invente : des formes, des mots, des sons, des beats
Mais tous ça dans ma tête
Prison, cellule, cloître
Où bien alors paresse, fatigue, peur
Je fais mon sac
Je saute dans le premier train
Direction quelque part
Peut importe
Le mieux c’est ce qui se passe en avant
On verra
Un petit peu chaque jour
Un petit peu c’est mieux que pas pantoute

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Catégories :Non classé

Chapitre trois, dessine-moi un mouton!

Le constat n’est pas nouveau : le temps fil sans vraiment le voir passer. Tellement vite, que les vacances se rapprochent à grand pas. Tambour à l’intérieur tellement j’ai hâte. Petit vertige, to do list ainsi soit-il !!! Inspiration, expiration : respiration, ça va aller.

Entre temps, ça fait un bout que je n’ai rien écrit…Pas question de me justifier. Comme ça vient, un point c’est tout. Pourtant, ce n’est pas les événements qui manquaient. Des histoires à racontées il y a en à toujours, il suffit de prendre le temps. Au fond, c’est comme n’importe quoi. Sauf que cette fois, c’est pas des histoires banales, où des histoires de tous les jours…Retour à la case départ : Par où commencer ? Comment s’inscrire ? Vers où aller ?

D’abord trouver le bon beat qui va m’accompagner…Mon choix s’arrête sur le premier album d’Abstrackt Keal Agram. Souvenir d’une soirée où les basses faisaient trembler les murs à l’époque où le Kashmir existait encore : «n’est-ce pas monsieur Marier ?»

Maintenant entrons dans le vif du sujet. Cessons de tourner autour du pot. Mais au fait, comment trouver les mots pour décrire un événement aussi intense et important. Pas facile certes, mais je tente le coup. Le 11 août dernier, la petite Éléanore est née. Sa maman a fait ça comme une grande, la championne du monde de l’accouchement. Le lendemain, je tenais dans mes bras ce petit bout de vie de 47 centimètres. Sentiment partagé, merveilleux, magnifique et en même temps déstabilisant. C’est probablement ce que ma mère essayait de me dire au téléphone quand elle a vue les photos : « mais mon Dieu que tu à l’air sérieux…et ému ». Le soir même on s’est occupé du papa. Il faut quand même fêter ça. Ce n’est pas tous les jours que l’on passe le cap de la paternité. Non ? J’ai donc pris mon rôle de buddy au sérieux. J’avais acheté les cigares. Monsieur chapeau s’est occupé des chapeaux. On a commencé ça au Poech question de se faire une bonne base. Deux coins de rues plus loin on arrive au Moeder. Disons la vérité : pour célébrer une paternité ça prend des bières de qualité. Respect à JG qui a trouvé le moyen de faire le tour de la carte en 2 minutes et merci à mister Mengal pour l’accueil. La finale a eu lieu au karaoké du Sablon. Tout simplement mémorable. Une équipe de choc qui n’avait peur de rien, où comment massacrer Bohemian Rhapsody deux fois dans la même soirée.

Et voilà, il ne me reste plus qu’a assumer le cliché. Bienvenue sur cette planète petite luciole. Tu es vraiment bien tombée. Tes parents son vraiment des gens super. Vieillie pas trop vite, profite de chaque instant. Et si jamais tu as envie d’apprendre les règles de bases du rock n’ roll viens voir ton parrain. On ira prendre une marche dans le parc avec les grattes et on jouera de la musique.

Catégories :Laboratoire du quotidien

La boîte à images

Le Web ça grouille visuellement, ça fourmille, bref des images il en pleut de partout. Frank fait le tri et sélectionne pour vous ce qu’il a trouvé. Dessinateur et graphiste de profession, il a l’œil et vous dégote vraiment des petites merveilles ! Update au mieux tous les jours sinon 2 à 3 fois semaine promis!!! Amoureux de l’image, photographe, illustrateur ou simplement curieux, je vous suggère d’aller faire un tour sur ce site.  La boîte à image c’est de la bombe!

p.s.Vous aurez vite fait de remarquer qu’il est un grand admirateur de Batman.

http://laboiteaimages.tumblr.com/



Catégories :Laboratoire du quotidien

Électrorock, point barre

Dimanche 25-07-10, Bruxelles 13h40,

Bonjour le monde !!! Et oui, pendant que mon premier gâteau aux bananes et chocolat du monde entier se demande s’il va lever ou pas, je me suis dit qu’il fallait partager. Partager quoi, partager tout simplement une découverte musicale. Un band de chez nous. Chez nous comme le St-Laurent, comme Québec, Montréal, Canada.

En fait, hier je suis allé au Mediamarkt. C’est un futur shop à l’européenne. Bref, je patauge dans la section cd et je tombe sur cette gueule de doberman qui me regarde. Je prends l’album, le sou pèse, le tate, le retourne. Nez à nez avec poutine, pas les frites et le fromage mais comme l’ex président russe. Détail qui a son importance, c’est produit sur Subpop record. On se rappelera que Bleach du célèbre Nirvana c’est aussi du Subpop.

Alors là, j’ai comme senti une sorte d’attraction. Je me dirige vers le poste d’écoute. Et je me fais plaisir. Le petit bijou c’est Face Control (2009) du groupe Montréalais Handsome Furs.

Je vais pas vous racontez des conneries. Je ne l’ai pas acheté…mais je l’ai «trouvé» sur le net. C’est vraiment bien. Et j’ai tellement aimé ça que j’ai aussi cherché pour leur premier album, Plague Park (2007).

Le band est minimaliste dans sa composition, ils ne sont que deux. Alexei Perry, elle c’est la rythmique, les machines, le mur électronique, la drive. Dan Broeckner, lui il s’occupe de la guitare et de la voix. Il donne au groupe un côté hyper catchy. Faut-il catégoriser la chose. Bonne question. Je dirais électrorock. Point barre.

Gâtez vous, faîtes vous plaisir allez sur leur myspace que voici : http://www.myspace.com/handsomefurs . 13h59, Le gâteau aux bananes et chocolats me réclame. Bon dimanche.

Catégories :Beat digging

Chapitre deux, Wallonnie I love you

Expérience nouvelle que cette région au sud de mon pays d’accueil. Magnifique contrée qui n’a rien à voir avec le nord. Nous étions en région Wallonne, dans la province du Hainaut. Nous étions dans une des trois plus vieilles villes de Belgique. L’Escaut la traverse depuis des lunes. Un Beffroi intronisé au temple de l’UNESCO, dont nous avons fait l’ascension. Ses habitants ont un accent bizarre, limite très chtis. Encore un indice : une cathédrale Notre-Dame immense aux cinq clochers et aux échafaudages éternels. Tournai, Tournai comme Fabrice, un ami mais aussi comme La tournée des grands ducs. Wallonie I love you !!!

Début de journée royal. Le roi de l’omelette a encore frappé. Cette fois ci saumon fumé, fromage de chèvre et tomates cerise au menu. L’estomac bien rempli, monsieur Fernandez, Philippe de son prénom et moi-même prenons la direction de Tournai. Objectif : rejoindre Fabrice et visiter cette petite ville médiévale. Pour le reste, carpe diem. Arriver à bon port, on fait le tour de la ville en peu de temps. Très rapidement nous sommes assis sur la terrasse du café Latino. On commande nos trois premier 33 de la journée.

Précisons pour le lecteur qu’en Belgique francophone, on commande souvent sa bière au fût en fonction de sa quantité. Par exemple, un verre de 25cl, de 33cl, de 50cl etc. Notez que le 50cl est fréquemment appelé demi, soit un demi litre de bière. Vous pouvez aussi simplement demander une bière. Vous recevrez alors une pils au fût standard. Cela peu paraître surréaliste de commander en utilisant le mot bière dans un pays qui en compte plus de 700  sans préciser la marque et recevoir exactement ce que vous vouliez. Mais c’est bien connu le surréalisme c’est made in Belgium. Au nord du pays c’est un peu différent. Il faut plutôt dire le mot pintje et vous obtiendrai une pinte. Le bonjour n’est pas toujours obligatoire…Voilà pour le petit cours de bière et revenons à nos moutons.

Le gosier bien rafraîchi et l’estomac qui creuse on se dirige vers la Grand Place pour se rasseoir sur une autre terrasse et manger des frites. D’après Fabrice, les friteries wallonnes sont une petite coche au dessus des friteries bruxelloises. Et bien, je suis obligé de lui donner raison. Wow ! super frite, super mayonnaise, super bicky burger. Miam miam.

La panse bien remplie, nous décidons de nous taper l’ascension du Beffroi de Tournai. Érigé en 1188, le beffroi est bien jolie, très moyenâgeux, un style gothique en puissance. Et voilà, 257 marches plus haut la vue est magnifique. Ca valait le déplacement. Ensuite, on se dirige vers la Cathédrale Notre-Dame. Très impressionnante mais beaucoup de rénovations. Les travaux seront probablement terminés en 2192 après Jésus-Christ. La patience est une vertu. Dans la cathédrale nous avons fait pour la première fois la rencontre de petit monsieur itinérant au polo bleu et au bec de lièvre. Il me dérange pendant que j’allume mon cierge. Petit rituel personnel qui n’a rien a voir avec Jésus mais bon: «fais de l’air vieux tu me déranges». Fait intéressant, pour comprendre la petitesse de la ville de Tournai, il faut savoir que petit monsieur au polo bleu et au bec de lièvre est revenu à la charge. Une fois sur la Grand Place lors des festivités du 21 juillet et une autre fois sur la terrasse de l’enversbar.

Après notre tour historique nous décidons d’aller au sommet du mont St Aubert. Alors là je ne m’attendais pas du tout à cela. Mis à part la vue, il y avait une piste de luge bobsleigh. Descente un Euro. Sensations garanties, mais pour la sécurité c’est autre chose. Au pied de la pente on découvre le mini golf. Mes deux copains belges étaient loin de se douter de mes étés d’enfances passés à m’entraîner au camping le Genévrier. Résultat, Etienne 65, Fabrice 91 et Phil 87.

Retour à Tournai pour un verre au Corwall. Un petit troquet style gothique. Amateurs de donjons dragon vous êtes les bienvenus. On aime, la sélection de bières spéciales et le jeu du boxer. Vous savez c’est le genre d’arcade où il faut frapper un punching ball qui calcule votre force de frappe…virilité et testostérone garantie ou argent remis. On aime moins, le style gothique en question et le : «je vous écoute» du barman. Phrase qu’il répète à chacun des clients avant de prendre la commande.

Enfin, de retour à la Grand Place pour la fête nationale. Le programme de la soirée s’annonce chargé… des 33cl, et encore des 33cl. L’ambiance était assurée par le mémorable Dave, chanteur pop disco bonbon des années 70-80 qui n’a pas vraiment traversé l’atlantique mais dont le tube Vanina vous dit peut être quelque chose. Cette chanson est reprise de Runaway de Del Shannon, 1961. Détail qui a son importance, Dave avait laissé ses musiciens à la maison. Il avait son cd instrumental et son follow spot. Pour les curieux : http://www.youtube.com/watch?v=7YPNvFJ5dis&feature=related

Et voilà, la soirée s’est terminée par un très respectable feu d’artifice et par un bon vieux durum sauce blanche. Bonne anniversaire Belgique, merci Fabrice, merci Philippe. Merci Tournai, je n’oublierai jamais ton petit côté régionaliste style Beauceville, Trois-Rivières in between, si attachant.

Catégories :Laboratoire du quotidien

Chapitre un, Les Gymnopédies

Doux matin, sortir de la torpeur, Morphée ne m’a pas épargné… Bruxelles 12h19, 13 juillet 2010. Maudit que le temps passe vite. Un peu trop peut être, mais de toute façon, on n’y peut rien. A matin j’ai envie d’avoir une Fender Jaguar, un ampli à lampes. De faire vibrer mon appartement, de crier comme quand j’avais 15 ans. A matin le monde est caché derrière mon rideau. A matin je me demande ce que je vais crisser de ma journée.

Par où commencer?  Comment s’inscrire? Vers où aller ? Petite pause, je saute dans douche. Me voilà nettoyé, téléphone à Fernande, plan snooker. On se souviendra que:« le snooker c’est comme la vie».

D’ici là, un peu de tout, fatigue accumulée. Weekend de fou. Surtout aux pays des Bataves pour l’anniversaire du beau-père mais aussi pour la finale de la coupe du monde de football 2010.  La belle-mère s’est donné pour mission «dat ik moet nederlands leren», (apprendre le néerlandais). C’est correct mais par accumulation tu te sens comme Billy Bob Thornton dans «The man who wasn’t there ». Mais bon il faudra bien que je m’y mette.

Direction Scheveningen aux Pays-Bas pour la finale opposant le Lion orange au taureau espagnol. Paysage magnifique, à quelques mètres de la mer du nord, 30 degrés. BBQ à volonté, les seaux de Corona coulent à flot. Il faut remonter à 1974 pour voir les Hollandais en finale. La tension, la frénésie, les ongles rongés par le stress. Je me laisse embarquer par le truc. C’est trop intense. J’essaie de trouver un point de comparaison avec le CH en demi-finale de conférence. Oublie le projet, même la finale de la coupe Stanley c’est minuscule à côté de ce truc. Mais bon, Iniesta a gâché le party. L’Espagne sort victorieuse. Je ne m’y connais pas mais il me semble que c’était un grand match. Un peu trop de robustesse d’accord du côté des maillots orange, de bonnes chances des deux côtés. Mais redonnons à César ce qui lui appartient (c’est une drôle d’expression ça…) les meilleurs ont gagné. Détail intéressant, mon ami Gabriel nous a appelé pour nous faire vivre la frénésie de la victoire du côté de Madrid. Il avait l’émotion dans la voix.

Autre détail intéressant. Je dois être le lendemain matin à Bruxelles à la news room parce que je travaille. Je m’allonge sur le matelas gonflable vers 3h00 du matin. Merci à Eefje et Timo pour leur hospitalité. La Haye c’est toujours sympa. Surtout avec des gens comme vous. Mais bon, impossible de dormir. Mon estomac me rappelle la deuxième assiette du BBQ à volonté, les coronas…Rieneke à mes côtés fait grincer ses dents. Les cloches de l’Église m’informent à chaque heure que je suis supposé en dormir que trois. Je dis bien supposé parce que la théorie diffère toujours de la pratique. Voilà pour la nuit. 5h00 du mat le réveil sonne, saute dans douche. 5h52 saute dans le tram direction Holland Spoor.  6h32 saute dans le train en direction de Bruxelles-Midi. Constatation déplaisante : on dirait que les centaines de milliers de supporters présent sur la museumplein d’Amsterdam étaient dans le train pour retourner en Belgique. Fait chier, mais là royalement. Rieneke trouve une place. Je lui laisse, galanterie oblige. Et moi je me ramasse dans l’entre-deux-wagons. Spéciale dédicace à Dj Krush et son album Zen qui m’a permis de garder mon calme. 8h55 saute dans le métro. Entrée inopinée à la station Schuman du guitariste itinérant qui nous a joué une sérénade, à la Viva España…Comme quoi il n’y a pas de hasard. Mais bon je m’en serais bien passé.

14h01, Bruxelles, Eric Satie et ses gymnopédies. Bascule sur wiki pour connaître la définition : Les Gymnopédies (en grec ancien  Γυμνοπαιδία / Gumnopaidía) étaient des festivités religieuses tenues à Sparte, en juillet, en l’honneur d’Apollon, et en hommage aux guerriers morts à la bataille des champions. Et bien je n’ai plus qu’une chose à dire, bravo aux Pays-Bas, R.I.P Oranje, on se reverra dans 4 ans.

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